Hélène's Universe

Ambassadrice de la Littérature Afro-Caribéenne

Bonjour mes chère(s) lectrice(s) et mes cher(s) lecteur(s),

Aujourd’hui 12 Janvier 2015, il y a donc cinq ans q’une catastrophe naturelle à frappé mon pays, notre pays(pour mes compatriotes haïtiens). Ainsi, à cette occasion j’ai voulu vous présenter mes impressions notamment sur cet ouvrage qui est lié au 12 Janvier 2010.

Haiti kenbe la! 35 secondes et mon pays à reconstruire de Rodney SAINT-ELOI.

Haiti kenbe la est traduit ainsi: redresse-toi, cependant une traduction littérale serait plutôt Haiti, tiens bon! 35 secondes et mon pays à reconstruire est le sous titre qui nous donne bien des précisions sur l’ampleur des dégâts d’une part, donc l’après tremblement; mais aussi le « pendant », car seules 35 secondes ont suffit pour avoir un tel résultat.

Entrons donc dans le vif du sujet. L’auteur Rodney SAINT-ELOI est un homme ayant plusieurs cordes à son arc, car il est écrivain, éditeur et aussi le fondateur d’une maison d’édition : Mémoire d’encrier. Rodney SAINT-ELOI vit au Québec (comme l’un de ses amis Dany LAFERRIERE, que nous connaissons en tant que l’un des membres récents de l‘Académie Française); il est le narrateur de « l’histoire ». A l’occasion d’un Festival, le festival Étonnants voyageurs, Rodney SAINT-ELOI, (et beaucoup d’autres artistes) retourne au pays; et le soir de son arrivée, c’est-à-dire le 12 Janvier 2010 le fameux tremblement de terre fait tout basculer.

Des maisons ont été démolies, et des milliers de personnes sont blessées, mortes ou portés disparues. Après la catastrophe, l’heure est venue de rechercher les amis, la familles, les proches. L’auteur nous raconte ses craintes, ses interrogations et surtout un présent qui ne laisse pas imaginer beaucoup d’opportunités concernant le futur, un futur très incertain pour beaucoup.

Mais ce qui m’a beaucoup marqué est une petite anecdote que j’ai retenue depuis: où il est sur le point de manger avec l’un de ses amis et il dit que malgré les événement passés il faut rester humain en mangeant avec des couverts si possible et ne pas perdre les gestes communs les plus simples que l’on auraient en temps normal. Et là nous avons la question de la déshumanisation, qui peut toucher n’importe qui, qui fait son apparition.

Depuis Rodney SAINT-ELOI n’est pas le seul à avoir écrit sur le sujet, ainsi vous pouvez lire cet ouvrage et les autres évidemment.

« J’ai écrit ce livre pour faire taire en moi les fureurs du goudou-goudou, ce séisme désormais ancré dans les entrailles de tous les Haïtiens. Haïti, en plus de la violence de l’Histoire, de la misère, n’avait pas besoin de séisme. C’est une violence de trop. L’esclavage, la colonisation, l’exploitation, les occupations auraient amplement suffi. La nuit, je me sens balancé. La terre vacille au moindre mouvement. Je me mets à lire ou à écrire pour oublier que la terre, qui sait nourrir, peut aussi trembler et tuer. J’ai écrit ce livre pour dire que la vie ne tremble jamais. Un peuple debout cherche sa route, à la lueur des bougies. Un peuple debout cherche de l’eau et du pain, et enterre ses morts. Car les morts savent traverser les jardins et frapper aux fenêtres des rêves pour apporter aux vivants l’espoir. » Rodney Saint-Éloi

Vous pouvez vous procurer l’ouvrage ici!

Je vous embrasse très fort, et à bientôt pour un autre article sous le signe de la littérature, le voyage.

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