Hélène's Universe

Ambassadrice de la Littérature Afro-Caribéenne

Coucou!

Yanvalou pour Charlie, est un roman de l’écrivain haïtien Lyonel TROUILLOT, qui nous conte l’histoire d’un jeune haïtien nommé Dieutor au commencement et qui part pour un avenir meilleur en ville, c’est-à-dire à Port-au-Prince. Il se rend là-bas pour échapper non seulement à la misère, mais aussi à tous ce qu’il n’aime pas, tous ce qu’il rejette et renie. Il part pour se créer une nouvelle vie, où son nom va changer, et surtout lui.

Lyonel Trouillot

Au cours du roman, un personnage plus jeune Charlie va venir bousculer la vie de Dieutor, afin de lui rappeler que sa vie passée est encore là et peut-être plus présente que ce que Dieutor imaginait. Charlie est un personnage ambigu,et intéressant et grâce à lui on se pose des questions: sur ce fameux Charlie, mais aussi sur tous les autres personnages.

Ainsi on part à la quête d’une identité ou à la quête des différentes identités. On finit par se demander qui est vraiment Charlie? Qui est Dieutor? Qui sont les ami.e.s de Charlie? Et enfin qui sommes-nous vraiment? Nous lecteur.

Enfin, Yanvalou est un petit rappel à la culture haïtienne, car ce terme désigne une danse pratiquée lors de certains rituels, et surtout c’est une chanson pour les morts, qui célèbre la mort.

Je pense que ce roman est un bel hommage à la culture haïtienne, mais aussi un bon moyen de se questionner sur la question de l’identité. Ce roman que j’ai lu deux fois, m’a aidé à me questionner sur mon identité, mais aussi sur la jeunesse, les croyances, et pourquoi nous avançons tous dans la vie. Ce n’est pas qu’une question de choix mais aussi de volonté, car Dieutor à réussit à se créer une autre vie parce qu’il le voulait; donc il a créé son futur et il s’est battu pour ce futur. Ce futur quoi que incertain.

Yanvalou pour Charlie.
Orléans, 2015

Voilà un petit extrait pour vous inciter à le lire.(incipit)

« Je viens d’un tout petit village. Cela fait partie des choses que j’avais oubliées. Pour un homme qui a gagné longtemps sa vie au jour le jour et grimpe tranquillement les barreaux de l’échelle sociale, le souvenir est un luxe, pas une nécessité. Ma collègue Francine, au cabinet nous l’appelons la sainte, se livre, elle, à ces jeux de mémoire qui prennent la tête jusqu’à la perdre. Elle remonte loin dans son passé et redescend dans le présent le visage plein de larmes. Elle est la seule de notre équipe qui se fatigue à ce genre d’exercice. Elle est très engagée sur le front de la complainte. C’est une jeune femme triste qui pleure sur hier. Tout le contraire d’Elisabeth, mon autre collègue…. »

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Bonnes lectures et à bientôt pour de nouvelles aventures.

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