Hélène's Universe

Ambassadrice de la Littérature Afro-Caribéenne

Ida débarque sur l’île de Tristan suite à une traversée d’environ 7 jours. Désormais seule, Ida devait faire ce voyage avec son compagnon Léon. Sur cette île de l’Atlantique Ida ne connais personne, cependant sa vie va changer.

Elle fini par se créer une routine sur l’île, ainsi elle va déambuler lors de ses joggings, ces nombreuses promenades et enfin lors de ses sessions de dessins.

Elle découvre un paysage sympathique, harmonieux. Des collines, des habitants occupés notamment sur le port et à la conserverie; et au bar (l’Albatross bar).

Il y a des espaces où tout vacille. Où tout fout le camp. Les certitudes, les envies, les soifs d’avant. Tout se dilate […], se dissout absolument.”

Tristan, Clarence Boulay

Face à ce nouvel univers, Ida se voit changer de routine, le temps semble bien plus long et les activités proposées restent les mêmes.

Un événement tragique va survenir, et une excursion est programmée; en route pour les lieux du sinistre: trois hommes et Ida (qui décide de s’incruster), vont faire le voyage. Et c’est là que notre personnage va tomber amoureuse de l’un de ces hommes. Pendant deux semaines environ, ils ne vont plus se lâcher, enlacés dans cette cabane sans grand espoir de retour dans la communauté de Tristan; à cause d’un océan déchaîné.

Ida va-t-elle perdre pied?

“J’aurais voulu une autre histoire. Une histoire dans laquelle je n’apparaîtrais pas. J’aurais voulu une lumière plus diffuse. J’aurais aimé un dieu qui me guide et à qui j’aurais emboîté le pas. Dans cette marche paisible, je me serais laissé envoûter par de beaux paysage, j’aurais salué des gens aimables, j’aurais habité, mangé, chanté sans heurt ni peine, ignorant l’amertume qui colle encore à chacune de mes dents.”

Si vous aimé les histoires d’amour incertaines et pleines de rebondissements inattendus, ce roman pourrait vous plaire. L’histoire est courte, facile à lire et de nombreux thèmes comme : la vie sur une île plutôt isolée, la vie en communauté (tel les villages) et “l’amour” (ou passion destructrice) sont à l’honneur ici (parmi beaucoup d’autres)!

Cette histoire m’a permis de tomber ou retomber dans une île (originaire de deux îles de la Caraïbe) sans mélancolie ou nostalgie, mais en douceur; ainsi des souvenirs me sont revenus. L’histoire d’amour, elle, m’a beaucoup touchée car elle reste pour moi destructrice et sans issue (heureuse en tous cas). Même si ce n’était certainement pas le but de l’auteure.

Née à Vanves en 1984, Clarence Boulay est scénographe et plasticienne et se sont ses nombreux voyages au sein de territoires dits “insulaires”, qui va lui inspirer l’écriture de ce premier roman.

Je vous souhaite de bonnes lectures et à très bientôt!

Related Posts

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *