Hélène's Universe

Ambassadrice de la Littérature Afro-Caribéenne

Bonjour !

Je reviens donc avec un article au sujet d’un ouvrage plutôt intéressant. En effet, je vais vous parler d’un roman-photo ou encore d’un photo-roman (selon les préférences) ! Vous pensez certainement que c’est vieux tout ça ! Oui, le concept est assez ancien : un roman-photo était autrefois très proche de la bande dessinée. Une succession de photographies était proposée et celles-ci étaient agrémentées de textes parfois disposés dans des phylactères (plus connu sous le nom de bulle). Ainsi la narration était menée comme cela.

Aujourd’hui, le photo-roman a un peu évolué : enfin celui que j’ai pu lire est différent. En effet, le roman-photo que j’ai lu sous peu est un projet d’une certaine maison d’édition (et d’une collection en particulier) qui propose des photographies à un(e) auteur.(e) Ne sachant pas les origines des photos ou très peu (j’imagine), l’auteur(e) a la tâche de produire un écrit sur un sujet ou des thèmes qu’il/qu’elle veut ; et tout cela en adéquation avec les photographies données.

L’histoire que j’ai pu lire introduit un sujet plutôt en vogue depuis quelques années malgré l’aspect tragique de la chose. En effet, c’est l’histoire d’une jeune fille qui se fait malheureusement harceler à l’école à cause de son style vestimentaire. Suite à cela une chose encore plus tragique va lui arriver, ce qui va la mener à rester cloîtrée chez elle (et elle va même arrêter de fréquenter l’école). Elle préfère rester chez elle, mais rester elle-même ! Sans changer sa personne, ses goûts et son style vestimentaire, elle va finir par trouver sa voie ; grâce à des jets de canette.

« Tous les jours une canette tombe au pied de l’immeuble. Je résiste, je ne sors pas. Je tiens la promesse que je me suis faite après le 29 juin : je m’habille comme j’aime, je relève mes cheveux, je passe mes boucles d’oreilles et merde à qui ça dérange, si je dois me retirer du monde pour être moi-même ça marche, je m’exile, je laisse le monde à distance derrière les vitres de mes fenêtres mais je ne renonce pas à qui je suis. »

La Porte rouge, Valentine GOBY & Hortense VINET:

Je vous invite à lire cette ouvrage, si vous voulez être surpris(e) et surtout comprendre que : dans la vie il faut parfois se comprendre soi-même, s’aimer pour ce que nous sommes et comme on est pour être apprécié des autres ; d’autrui. Ce « sacrifice » peut nous causer bien des torts mais en vaut carrément la peine à la fin.

Je vous souhaite de très bonnes lectures en attendant les prochains articles. Je vous prépare des choses qui vont vous plaire je l’espère.

Voilà un petit extrait qui vous poussera à éventuellement vous lancer dans cette aventure livresque :

« Mais je ne sortirai pas. Dehors il y a des cygnes blancs, maman, des nénuphars roses, des cinémas climatisés, des piscines turquoise, des milk-shakes, des rues colorées où flâner avec des copines, il y a du soleil comme jamais je n’en ai connu ici et des gens qui se baignent dans les fontaines, il y a sûrement des garçons torses nus et le boxer qui dépasse du jean, des bouches à embrasser, des marchands de glace italienne bien crémeuse, oui ; mais il y a aussi une porte rouillée à trois rues d’ici, elle s’ouvre en grinçant, lourde, se referme dans ton dos et blesse tes omoplates appuyées contre elle. Il y a une porte fermée sur le noir, derrière la porte est retenu un cauchemar qui ne peut pas se dire, et aucun cygne, aucun nénuphar ne peut lutter contre la terreur qu’il m’inspire. Je ne sortirai pas. »

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